Avec tous ces cours du soir et ce dur labeur, vous pensiez l’avoir mérité cette promotion; pour une fois ce ne sera pas un blanc bec bardé de diplôme qui sera nommé. Surtout que la dernière fois, il vous a fallu tout lui montrer pour lui éviter de faire trop de bêtises. Poutant, après les félicitations d’usage et les bons vœux de votre famille, vous avez commencé à vous sentir bien seul. Même qu’il vous arrive de fantasmer sur votre ancien job.
Je suis certain que vous la méritez cette promotion : même que vous le regretterez toute votre vie si vous ne profitez pas de cette chance. Il faut passer de la théorie à la pratique; faire profiter cette bonne foi qui vous a engagé si fort dans votre travail. Seulement voilà : il ne s’agit plus de vous, il s’agit de mettre toute une équipe en mouvement et de montrer que vous avez du punch et de la vision.
Maintenant que la lumière est sur vous, vous devez montrer à ceux qui vous ont promus qu’ils ont eu du jugement.
Les qualités d’un bon chef
C’était plus simple avant : vous n’aviez qu’à vous montrer pleinement efficace dans votre travail pour assurer votre statut. Maintenant que vous êtes le responsable, vous devez toujours produire certains mandats, mais ce n’est plus suffisant pour faire le job. Vous avez deux nouveaux rôles :
- Vous devez vous imposer comme chef d’équipe : planifier la production des mandats, organiser le travail des équipiers, en assumer la direction et vous assurer d’en contrôler la progression.
- Vous êtes aussi un gestionnaire : vous devez identifier les fournisseurs de votre équipe et ses clients, internes ou externes, et vous en faire des partenaires. Vous devrez apprivoiser leur façon d’évaluer la qualité des contributions de votre équipe et tous les autres facteurs d’environnement qui auront un impact sur la vie de votre équipe à court comme à plus long terme.
Et dieu que vous avez du travail! C’est certain, maintenant les mandats de toute l’équipe passent par votre bureau : savez-vous faire confiance aux gens ? Si vous devez vous réservez tous les mandats délicats, vous devriez annuler toute suite vos activités de fin de semaine jusqu’à Noël.
Vous savez ce qui fait l’étoffe d’un bon patron ? C’est de pouvoir réaliser l’équilibre au travail, entre l’intérêt qu’il porte à ses objectifs pour l’équipe avec celui qu’il a pour ses coéquipiers. Avant, vous n’aviez qu’à réaliser vos objectifs personnels, toucher vos bénéfices et aller vous reposer à la maison. Maintenant, il faut vous soucier de vos équipiers : pas seulement de ceux qui partageaient vos heures de dîners mais de tous vos équipiers. Et pas seulement pour savoir ce qu’ils mangent, mais pour connaître les détails pertinents de ce qui les motive à s’impliquer dans leur travail. C’est absolument vital si vous ne voulez pas être le seul à vous préoccuper des objectifs d’équipe.
Quelles sont vos relations avec l’équipe que vous dirigez ?
Il y a deux cas de figure : vous avez été promus chef d’une équipe avec laquelle vous travaillez depuis longtemps ou vous avez été choisi pour diriger une équipe dans un service ou une entreprise où vous n’avez jamais mis les pieds.
Si vous avez été nommé pour diriger des personnes que vous connaissez depuis longtemps, votre défi sera de transformer la perception qu’ils ont de votre rôle au travail. D’abord, vous devrez avoir une relation fonctionnelle avec chacun des membres de votre équipe : pas seulement ceux qui sont dans votre cercle rapproché, mais aussi ceux qui vous ont toujours donné du fil à retordre par leur arrogance, leur façon de s’afficher, leur comportement racoleur, leur négligence, et tutti quanti.
Vous découvrirez rapidement que vous avez avantage à garder une distance entre votre vie privée et votre rôle professionnel. Vous ne voulez pas perdre votre crédibilité à cause d’une confidence de trop faite à un collègue que vous pensiez digne de confiance et qui s’est montré indiscret, même sans s’en rendre vraiment compte. Vous ne voulez pas encourager les jeunes à être arrogants avec vous parce que vos vieux compagnons se montrent trop familiers.
Si vous devez vous intégrer à une équipe en place qui ne vous connaît pas du tout, vous devrez rapidement les apprivoiser et trouver une façon de gagner leur confiance.
Quel est votre style de leadership ?
Quand on vient d’être nommé on a tendance à se concentrer sur les tâches : ce qui semble habile quand on considère qu’on n’a pas encore eu le temps d’établir notre relation avec le groupe. Pour un observateur de l’extérieur : vous aurez l’air plutôt autocrate si vous avez tendance à donner beaucoup de consignes à votre groupe puis à en contrôler étroitement l’exécution. Vous aurez un style plutôt laisser-faire si vous ne donnez que les consignes qui sont essentielles et que vous n’en contrôlez l’exécution que dans les grandes lignes.
Vous aurez un style club social si vousprenez tout votre temps pour mettre l’équipe à l’aise quitte à montrer moins d’appétit pour les objectifs qui vous ont été confiés par l’entreprise. Vous aurez un style partenaire si vous arrivez à l’équilibre parfait entre l’accomplissement des objectifs de l’organisation et la façon dont vous prenez soin de votre équipe.
Si vous lisez les auteurs à la mode en gestion, ils vous diront tous que le dernier style est le saint des saints pour les leaders authentiques. Je serais plus modeste; tous les styles ont leur utilité en fonction des personnalités impliquées et du contexte. Je vous dirais que les meilleurs leaders savent faire preuve de souplesse pour s’adapter aux personnes et aux différents contextes : ils doivent donc être en mesure de tous les pratiquer. Et ce sont les styles de leadership qui mettent en valeur vos qualités de communicateur et votre humanité qui sont les plus difficiles à s’approprier. Personne n’y parvient sans un effort graduel et un soutien bienveillant.
Dans ce domaine, une formation adéquate est des plus utiles. Je le sais puisque je suis formateur dans ce domaine depuis bientôt dix ans. Mais, un coach vous sera d’une utilité particulière si vous souhaitez maîtriser rapidement les habilités humaines qui sont essentielles à la réussite d’une carrière en supervision. Il sera votre allié personnel, la seule personne à qui vous pourrez vraiment vous confier sans craindre de conséquences fâcheuses.
Aimeriez-vous disposer d’un tel soutien ? Je peux vous proposer de nombreuses approches, mais ce que je vous offre en tout premier lieu c’est mon expérience pour réfléchir à vos défis personnels.
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Au plaisir d’en rediscuter !






